HISTOIRE DU CHEVEU

Depuis des millénaires, le cheveu a été source de séduction et de force. Il a été religieux et a eu son rôle à jouer socialement. Aujourd’hui, le cheveu à de la mémoire, le cheveu joue au policier il enquête, le cheveu est médical. Faites la découverte d’un monde remplie de mystères et subtilités dans l’histoire du cheveu. Vous êtes à un cheveu de découvrir un monde en haute définition.

La chevelure symbolise la différence fondamentale entre l’homme et l’animal, elle est une rupture définitive avec la fourrure originelle. Les 100 000 à 150 000 cheveux qui la composent sont, sans nul doute, la plus belle parure que la nature ai donné à l’être humain: ne couronnent-ils pas avec grâce et majesté sa stature et les diverses manières dont ils sont implantés ne donnent-elles pas à chaque visage sa particularité? La chevelure permettrait également de distinguer les ethnies les unes des autres:  Il y a aussi des chevelures africaines ou extrême orientales, européennes ou amérindiennes. Cheveux crépus ou raides, bruns ou blonds, cheveux fins ou grossiers…, cette composante privilégiée de notre système pileux a aussi toujours permis de caractériser les individus entre eux, les générations et les deux sexes. la barbe et la moustache, attributs masculins, sont, depuis longtemps, l’objet de soins minutieux. Les cheveux et éventuellement la barbe et les moustaches, sont aussi bien le signe distinctif de l’espèce humaine. que son ornement le plus mystérieux.

S’il était permis d’en douter un seul instant, il suffirait d’évoquer l’innombrable <littérature> qui, depuis l’invention de l’écriture, a été consacrée aux trois éléments essentiels du système pileux. Cette immense bibliothèque est riche en savants traités techniques, en pamphlets et opuscules polémiques, en biographies de barbiers, de perruquiers et de coiffeurs et coiffeuse célèbres, en poèmes et en pièces de théâtres, en revues professionnelles, en recueils de coiffure.

Maints artistes, peintres et sculpteurs, romanciers et poètes ont été sensible aux aspects esthétiques et sociaux de la coiffure féminine ou masculine.  Torsades blondes des vénus antique, longues barbe <gauloises> d’un Vercingétorix vaincu pas César ou d’un Obélix au meilleur de sa forme physique, manœuvré par le rusé Astérix, moustachu à souhait, face à des légionnaires imberbes et pleutres. Il faut compter aussi sur les ouvrages et, dès le XIX ièmes siècles, sur les revue et catalogues traitant des parfums, des cosmétiques, des lotions nécessaires à l’entretien ou à l’embellissement des cheveux, des moustaches et de la barbe, Les instruments nécessaires à la coiffure (peignes, ciseaux, bigoudis et autres) ainsi que l’aménagement des salons de coiffure font également l’objet de nombreux articles. Il s’agit lè d’une ardente obligation car, depuis l’aube de l’humanité, les cheveux, et parfois les moustaches et la barbe, ont été teints, taillés, rasés, frisés ou défrisés, tressés, nattés, graissés, dégraissés, décolorés, poudrés. Et, par-delà les âges, les nations, les civilisations, à travers les frontières terrestres, les mers et les océans, se sont accumulées recettes et inventions… C’est un art plus qu’un métier, élaboré depuis des siècles par des artistes, du barbier égyptien aux célébrités actuelles. Ces hommes et ses femmes incarnent, chacun à sa manière, selon les époques, les lieux et l’environnement social, tout un héritage gestuel, une somme de savoir technique, un goût une esthétique, une sensibilité vive aux tendances de la mode et de la clientèle.

L’évocation de cette longue et persistante cristallisation capillaire, traversant les siècles dans l’écrit, l’image et la gestuelle professionnelle, permet de mieux comprendre la nature et la démesure de tout son univers. Dans sa diversité apparente se définissent un certain nombre de lignes de force dans une jungle étonnante de superstition et de tabous. La chevelure incarne en tout premier lieu chez l’homme la force vitale sans cesse renouvelé, depuis le mythe de Samson jusqu’aux toisons romantiques des artistes et des poète. La chevelure féminine en revanche, se prête de manière plus attachantes aux jeux de l’amour et de la séduction.

Source: Histoire de la coiffure et de coiffeurs