Shampoings cheveux sans sulfates

Shampoings cheveux sans sulfates, le coloriste

ÉVITEZ LES SHAMPOINGS POUR CHEVEUX AVEC SULFATES

Choisir un shampoing pour cheveux sans sulfates

Sodium laureth sulfate, SLES, sulfates, Ammonium Lauryl Sulfate… Ces dénominations scientifiques désignent toutes la même chose. Les sulfates utilisés dans les cosmétiques capillaires comme le shampoing pour cheveux est surtout conçu pour faire mousser les formules. Que faut-il penser des shampoings cheveux sans sulfates?

Ces derniers temps, de nombreuses consommatrices s’interrogent sur la toxicité de ces actifs et préfèrent se tourner vers des shampoings plus doux.

Pourquoi mettre le sulfate dans le shampoing?

Les sulfates sont utilisés comme agent moussant et tensioactif, c’est-à-dire qu’ils servent à disperser les corps gras dans l’eau. Ils aident ainsi à débarrasser de la « crasse » que l’on a sur le corps et les cheveux par le biais d’une puissante action chimique. Or, le petit hic, c’est que ces agents qui font mousser le shampoing (même bio parfois !) avec lequel vous vous massez gaiement le cuir chevelu sont aussi présents dans la plupart des produits d’entretien, le liquide vaisselle ou encore dans les détergents. Une nouvelle qui fait dresser les cheveux sur la tête.


Vous aimeriez peut-être: Daniel Craig change de couleur de cheveux


En quoi les sulfates sont-ils nocifs pour le cheveu?

Si les marques ont longtemps opté pour les sulfates, c’est certainement parce que leur pouvoir moussant défie toute concurrence. Cela constitue, pour beaucoup de gens, un gage d’efficacité et donne l’impression de laver la chevelure en douceur. La vérité est bien loin de cette stratégie commerciale et les sulfates comme le Sodium laureth sulfate (ou SLES), peuvent en réalité être très irritants, desséchants et allergènes. Généralement, les shampoings qui contiennent du sodium laureth sulfate sont également chargés en silicones, une combinaison explosive qui détruit le cheveu. Les silicones servent de gaine brillante et cachent les méfaits des sulfates qui, à terme, étouffent et rendent le cheveu fourchu.


Lisez aussi:   Le sel dans les shampooings à t-il vraiment son utilité?


Prenez la bonne alternative avec un shampoing cheveux sans sulfate

Si leurs noms se ressemblent étrangement, le Sodium laureth sulfate et le Sodium Lauryl Sulfoacetate sont deux composés bien différents. Utilisés dans les gels douche, les laits pour le bain, certains shampoings doux et les produits pour peaux sensibles, le Sodium Lauryl Sulfoacetate est entièrement biodégradable et ne doit pas être confondu avec le SLES qui peut être très irritant.

La bonne décision avec un shampoing sans sulfate

Prenez la sage décision d’opter pour un shampoing sans sulfates (et sans silicones par la même occasion), vous risquez de trouver que vos cheveux sont moins beaux qu’avant. Plus rebelles, plus plats, plus gras, moins brillants.  Les premiers jours, la qualité de votre chevelure peut être visuellement altérée. Patience ! Habitués à subir un tas de modifications, vos cheveux doivent prendre leurs marques et se laisser apprivoisés par la douce composition de votre nouveau shampoing low poo. Le shampoing pour cheveux sans sulfates sera votre nouvel ami!


Lisez-aussi: Le déo un irritant pour la peau?



LES PREMIERS CHEVEUX BLANCS DE MON PÈRE

Les premiers cheveux blancs de mon père

La petite histoire du premier cheveu blanc raconté par le coloriste, il n’y a pas mort d’homme

Les premiers cheveux blancs de mon père n’est que souvenir

Je ne m’y attendais pas aussi rapidement! En effet, je n’avais que 23 ans. Les souvenirs de mes premiers cheveux blancs, ce sont ceux de mon père, du temps de son vivant. Ma mère avait pour habitude de lui couper les cheveux, comme une routine que l’on ne peut effacer. Cela se passait toujours les samedis soir après le repas du soir, pendant que nous  les enfants, prenions notre bain avant d’aller au lit pour dormir. Mon père disait d’un ton confiant : « l’eau chaude c’est l’idéal, ils vont s’endormir plus rapidement».


Vous aimeriez peut-être : Comment cacher mes cheveux blancs


Les cheveux de mon père étaient naturels de couleur grisonnantes

Je me souviens du rituel effectué par ma mère lors de chaque séance de coupe de cheveux du dimanche soir : ma mère qui connaissait très bien son homme, prenait d’abord bien soin de déposer une serviette blanche utilisée sur les épaules de mon père. Par la suite, elle sortait son peigne noir à tige et son ciseau à coupe avec de majestueuses lames pointues aussi longue que des lames des couteaux des grands chefs cuisiniers. À mon âge, tout était disproportionné à mes yeux comme son peigne son peigne. Elle utilisait son peigne lors de chaque rituel de coupe du dimanche soir. Grâce à sa grande dextérité et avec la force de l’habitude, elle réussissait presque qu’à tout coup à sillonner une raie élégante sur le côté gauche de la fragile tête de mon père du premier coup. Mon père n’était pas celui que la nature avait favorisé avec ses cheveux. Il aimait toutefois se faire couper les cheveux par sa femme. Selon ses dires, elle avait les mains pleines de chaleur. Je pense qu’il aimait beaucoup sentir la douceur de ses mains dans sa nuque.

Ma mère réussissait sans trop d’effort à le porter dans un état de semi-conscience, où il semblait s’évader dans les bras de Morphée… le temps de quelques secondes. Avec les années, nous avions fini par donner un nom à la stratégie de ma mère : le Coup de l’Assommoir.

La calvitie chez l’homme peut-être douloureuse

Les cheveux de mon père étaient plus visibles à l’arrière de sa tête qu’à l’avant : la calvitie avait commencé son œuvre assez tôt dans son cas. Ses cheveux bruns assez foncé à l’origine avaient perdu de la couleur et le gris avait graduellement étendu son emprise. Dans mes souvenirs de jeune homme, je me rappelle que la calvitie avait gagné sur le blanchiment de ses cheveux. On pourrait dire que la couleur de cheveu poivre et sel l’avait finalement rattrapé. Jamais j’ai entendu mon père se plaindre d’avoir hérité d’une chevelure si fragile. Au fil des années, j’ai moi-même appris à vivre avec moins de cheveux sur le crane. Plusieurs hommes ont de la difficulté à accepter leur calvitie.

C’est tout ce dont je me souviens concernant les cheveux blancs de mon père, car à peine quelques années plus tard, il fut atteint d’une maladie rare du foie et il perdit tous ses cheveux sous l’effet des traitements chimiques.

Je me souviens de ma mère lors de l’enterrement de mon père : ses cheveux étaient entièrement blancs. À l’époque, je n’avais jamais remarqué à quel point le processus avait été fulgurant. J’ai fini par comprendre que durant la maladie de mon père, ma mère avait mis fin à ses séances de coloration chez sa coiffeuse. Ses centres d’intérêt avaient probablement changé.

À chaque année en cette période des fêtes, je me rappelle de ce moment. Aujourd’hui, avec mes quarante ans et les cheveux presque tout blancs, je suis fière d’avoir hérité de la belle chevelure blanche de maman.


Lisez aussi : FacebookInstagramPinterest